Une illustration de notre besoin constant de méditer la Parole de Dieu

Je suis comme une maison chauffée au bois. Si je ne dispose pas de bois dans le poêle le matin et n’allume pas de feu par la méditation de la Parole, j’ai froid toute la journée. Certes, je survis: ma maison étant isolée, je bénéficie toujours de la chaleur des derniers jours. Pourtant, dès l’avant-midi, je frissonne. Je ne voudrais surtout pas recevoir des amis lorsque ma maison est dans cet état; ils auraient envie de repartir en courant!

Avec les années, je me fais de moins en moins d’illusions: eh non, je ne suis pas comparable aux maisons modernes dont le chauffage est autorégulé par un thermostat. Dans de telles habitations, il fait bon dès le réveil sans qu’on ait besoin d’y penser ou de faire quoi que ce soit. Pour ma part, quand je me lève le matin en plein hiver, la température ambiante est rarement agréable. Elle est souvent inconfortable.

Allumer un feu manuellement exige un minimum d’effort et de concentration. Certains jours, le processus est plus difficile, pour des raisons qu’on ne s’explique pas toujours. Et quand le feu a pris, il est nécessaire de le maintenir. On l’alimente en bois, sans attendre qu’il s’éteigne complètement, car cela compliquerait les choses (c’est pourtant ce qui se produit parfois, mais heureusement, on n’est alors pas condamné à rester dans le froid qui commence à s’installer).

Le moment décisif de la journée reste l’allumage: le temps initial et régulier de méditation des textes bibliques. L’alimentation qui s’impose par la suite s’effectue par le rappel délibéré, parfois en quelques secondes seulement, des vérités glanées à la première heure du jour.

« Seigneur, garde ma maison bien au chaud quand le froid glacial se fait menaçant autour de moi. Que mon feu brûle pour toi et, surtout, par toi, par ta Parole efficace et puissante. »

Dominique Angers

Dominique Angers est professeur de Nouveau Testament et de théologie pratique à la Faculté de Théologie Évangélique à Montréal (Université Acadia). Docteur en théologie de l’Université de Strasbourg, il s'exprime régulièrement sur son podcast vidéo d'enseignement biblique, Parle-moi maintenant. Retrouvez ici quelques éléments de son parcours et la liste de ses publications.

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  • Pertinent ! Evidemment, tout dépend de l’angle sous lequel on se place dans cette image de feu allumé. Fondamentalement, c’est Dieu lui-même qui a allumé un feu permanent dans le cœur de ses enfants. Vu ainsi, on pourrait considérer que ce que j’ai à faire chaque matin, quand j’émerge péniblement du brouillard de mon sommeil (je suis du modèle « à démarrage lent » !), c’est de ranimer les braises en alimentant le feu de l’Esprit par une brassée des bonnes bûches de la Parole ! Mais, on est d’accord, Dominique. Avec ma nuance, on économise juste une allumette ! 🙂

  • Jeremie

    Si j’apprécie l’encouragement de lire la parole tous les jours, l’analogie du feu qui s’éteint s’il n’est pas entretenu tous les matin est très limité. Je m’explique : quel chrétien passerait du feu brûlant pour servir Dieu à une froideur insensible au plan de ce dernier, en une seule nuit ? Quel chrétien pourrait manifester pleinement le fruit de l’esprit, puis du jour au lendemain être l’opposé de qui il était ?

    Tel que je conçois cette flamme que Dieu fait vivre par sa grâce en mon coeur, pour continuer dans les analogies (forcément imparfaites) il s’agit plus d’une centrale atomique qui brûle de manière constante, mais qui nécessite un entretien régulier. Elle brûlera toujours (si elle s’éteint, était-elle authentique ?) mais peut rencontrer des baisses de régime si peu entretenue.

    Prétendre qu’une lecture de la parole quotidienne est une obligation pour ne pas voir le feu s’éteindre ressemble plus à une histoire que des adultes racontent aux enfants pour qu’ils leur obéissent : « ne fais pas ça sinon le croque mitaine va te prendre dans la nuit ».

    PS : cela me fait penser d’ailleurs à la chanson dans laquelle enfants on chantait « Lis la Bible prie chaque jour si tu veux grandir ».

    • Patricia

      Mais elle est très bien et vraie cette chanson. Et oui, on a besoin de lire la Bible chaque jour pour nourrir notre foi, résister aux tentations, recevoir les encouragements dont nous auront besoin pour faire face au circonstances de la journée ! Tout comme le peuple d’Israël allait ramasser la manne chaque matin… manne qui ne se conservait pas jusqu’au lendemain, nous avons besoin de la manne de Dieu jour après jour. Et non, on n’est pas obligé ! Dieu est compatissant et patient avec nous, Ses enfants, mais ce n’est pas une raison valable pour couvrir nos négligences par rapport au culte personnel. Si nous nous en privons, Dieu ne sera pas « fâché », c’est nous qui en souffrirons. Dieu n’oblige personne à rien, nous restons libres d’organiser notre piété. Mais encourager le culte personnel n’a rien de l’aspect « gnangnan que vous semblez dénoncer à la fin de votre commentaire… Une comparaison reste toujours limitée, mais je trouve que celle-ci (le feu qui réchauffe et qui a besoin d’être alimenté) est édifiante. Que Dieu vous bénisse en abondance.