Ce que nous perdrions si Jésus n’était pas ressuscité

Bien des choses dans notre vie s'écrouleraient si Jésus n'était pas ressuscité d'entre les morts.

Si Jésus n’avait pas vaincu la mort, les chrétiens seraient les personnes les plus malheureuses de la terre, « les plus à plaindre des hommes » (1 Co 15.19)!

En effet, nous serions alors réduits à vivre:

1. Sans fondement

Dans le magnifique chapitre du Nouveau Testament consacré à la résurrection (1 Co 15), l’apôtre Paul déclare:

Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication n’a plus de contenu, et votre foi est sans objet. (1 Co 15.14)

Or, si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est une illusion. (1 Co 15.17a)

La foi chrétienne est plus qu’une simple spiritualité ou qu’une croyance qui fait du bien. Le mot « foi », dans la Bible, s’apparente davantage à une confiance. Or l’élément déterminant, dans ce cadre, est sans contredit l’objet de la foi/confiance.

Les chrétiens ont une confiance rationnelle. Même s’ils ne sont pas en mesure de prouver la résurrection de leur Sauveur, ils estiment que suffisamment de données, sur le plan historique, rendent plausible et raisonnable la réalité du tombeau vide. 

2. Sans pardon des péchés

Paul poursuit:

17Or, si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est une illusion, et vous êtes encore sous le poids de vos péchés18De plus, ceux qui sont morts unis à Christ sont à jamais perdus19Si c’est seulement pour la vie présente que nous avons mis notre espérance en Christ, nous sommes les plus à plaindre des hommes. (1 Co 15.17-19)

Pour Paul, la crucifixion de Christ et sa résurrection sont inséparables. Elles sont toutes deux au cœur de la Bonne Nouvelle (1 Co 15.3-7). En ressuscitant Jésus, le Père indique qu’il approuve sa mort sacrificielle, qui rend notre pardon possible. 

En outre, saviez-vous que Paul rattachait directement notre «justification» à la résurrection de Christ? « Il a été livré pour nos fautes, et il est ressuscité pour que nous soyons déclarés justes. » (Ro 4.25)

3. Sans puissance

En Éph 1.19a, Paul prie que les chrétiens comprennent « quelle est l’extraordinaire grandeur de la puissance qu’il met en œuvre en notre faveur, à nous qui plaçons notre confiance en lui ». 

Or, de quelle puissance parle-t-il? De celle par laquelle Dieu a ressuscité Christ!

Cette puissance, en effet, il l’a déployée dans toute sa force 20en la faisant agir en Christ lorsqu’il l’a ressuscité et l’a fait siéger à sa droite, dans le monde céleste. (Éph 1.19b-20).

Autre texte énergisant, en particulier quand nous souffrons pour Christ:

C’est ainsi que je pourrai connaître Christ, c’est-à-dire expérimenter la puissance de sa résurrection et avoir part à ses souffrances, en devenant semblable à lui jusque dans sa mort, 11afin de parvenir, quoi qu’il arrive, à la résurrection. (Ph 3.10-11)

4. Sans espérance

La résurrection de Christ annonce… la nôtre! Sans la sienne, l’attente de la nôtre s’évapore.

Car si nous avons été unis à lui par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable à la sienne. (Ro 6.5)

Voilà seulement quatre des trésors qui nous échapperaient, parmi bien d’autres, si le Père n’avait pas ramené son Fils unique à la vie!

Une interview pour aller plus loin

Le magazine Christianisme Aujourd’hui m’a récemment interviewé autour de la question « Si Jésus n’était pas ressuscité, pourrais-je quand même croire en lui? » Retrouvez cet entretien dès le 8 avril 2020 sur le site de ce média.

Saviez-vous que j’avais publié plusieurs billets sur la résurrection de Christ?

Dominique Angers

Dominique Angers est professeur de Nouveau Testament et de théologie pratique à la Faculté de Théologie Évangélique à Montréal (Université Acadia). Docteur en théologie de l’Université de Strasbourg, il s'exprime régulièrement sur son podcast vidéo d'enseignement biblique, Parle-moi maintenant. Il est l'auteur du livre La méditation biblique à l'ère du numérique. Retrouvez ici quelques éléments de son parcours et la liste de toutes ses publications.

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